Meilleure shampouineuse pour tapis et moquette 2026 : comparatif
Un tapis de salon de trois mètres sur deux, un escalier moquetté, une chambre entièrement recouverte : on ne parle plus de détachage, mais de nettoyage de surface. Et c’est exactement là que le petit portable de 1,5 L, si pratique sur un canapé, devient un supplice — vous passez plus de temps à faire des allers-retours jusqu’au robinet qu’à nettoyer. Les tapis et surtout les moquettes réclament de l’autonomie : quatre litres de réservoir, un flexible qui suit, et souvent des brosses qui travaillent la fibre. Ce comparatif classe neuf appareils selon ce seul fil conducteur.
Portable ou traîneau ? La question à trancher en premier
Avant de comparer des puissances, mesurez la surface que vous voulez traiter. C’est elle, et rien d’autre, qui décide de la famille d’appareil — et se tromper de famille coûte bien plus cher qu’un mauvais arbitrage entre deux modèles d’une même catégorie. Un tapis de chambre et un salon moquetté de vingt mètres carrés ne demandent pas la même machine, et aucune fiche produit ne vous le dira.
Descente de lit, tapis d’entrée, tapis de chambre, taches isolées sur un grand tapis : sur ces surfaces, un portable de 1,5 à 2 L fait le travail sans jamais vous obliger à le remplir deux fois. Il se sort en deux minutes, se range dans un placard et se transporte d’une main — trois qualités qui déterminent, bien plus que la puissance, la fréquence à laquelle vous vous en servirez réellement.
Une chambre moquettée, un salon, un escalier complet, un grand tapis de séjour : ici, la capacité devient le premier critère. Avec 1,5 L, vous videz et remplissez le réservoir toutes les dix minutes, vous interrompez le nettoyage en plein milieu d’une bande, et vous créez des démarcations visibles entre deux zones reprises à vingt minutes d’intervalle. Avec 4 L, vous traitez la pièce d’une traite.
Kärcher annonce 2,76 m² de surface traitée pour les 1,7 L du SE 3 Compact. C’est l’ordre de grandeur à garder en tête : une chambre de 12 m² représente donc quatre à cinq remplissages avec une petite cuve. En extrapolant à capacité proportionnelle, un réservoir de 4 L couvre environ six mètres carrés, soit la même chambre en deux passes. La différence ne se mesure pas en euros, elle se mesure en samedis après-midi.
Le comparatif en un coup d’œil
Neuf appareils disponibles en France, classés par pertinence pour des tapis et des moquettes. Nous affichons deux colonnes seulement en plus du prix : le type d’appareil et la capacité des réservoirs. Ce sont les deux informations qui décident si vous traiterez une pièce entière d’une traite ou si vous ferez la navette entre le salon et l’évier de la cuisine.
Prix vérifiés sur Amazon.fr le 19 août 2026 — ils peuvent varier. Les notes sur 5 sont nos notes éditoriales. Pour un classement tous usages confondus, voyez notre comparatif général des shampouineuses ; pour l’ameublement, notre comparatif spécial canapé, et pour l’habitacle, notre comparatif voiture.
Nos 3 recommandations détaillées

Kärcher SE 4
Quatre litres d’eau propre, quatre litres d’eau sale. Ces deux chiffres résument à eux seuls pourquoi le SE 4 ouvre ce comparatif. Sur une moquette, la contrainte n’est jamais la puissance : c’est l’interruption. Chaque fois que vous arrêtez pour aller vider une cuve, la bande que vous étiez en train de traiter commence à sécher, et quand vous revenez vingt minutes plus tard, la jonction entre l’ancienne et la nouvelle passe reste visible une fois tout sec. Avec 4 L, une chambre se fait d’un seul tenant, sans jamais décrocher.
Le second atout du SE 4 est son flexible 2-en-1, qui injecte et aspire dans le même geste. L’appareil ne se contente pas de shampouiner : il fait aussi office d’aspirateur eau et poussière. Concrètement, vous n’avez pas à sortir deux machines pour un même chantier — la phase d’aspiration à sec, celle qu’on est toujours tenté de bâcler et qui conditionne pourtant tout le résultat, se fait avec le même engin, dans la foulée. Sur un escalier moquetté ou dans un couloir, c’est un gain de temps et de manutention considérable.
À 147,89 €, c’est le meilleur rapport capacité/prix du tableau : aucun autre appareil de cette page n’offre 4 L de réservoir en dessous de 150 €. Restons lucides sur ce que le SE 4 n’est pas. Ce n’est pas une machine à brosses : il agit par injection et aspiration, sans action mécanique sur la fibre, ce qui le rend moins décisif qu’un modèle rotatif sur une moquette tassée par des années de passage. C’est aussi un traîneau : il faut le tirer derrière soi, le monter dans un escalier, lui trouver une place de rangement. Ni la puissance d’aspiration ni le poids ne sont communiqués par le fabricant.
- ·Réservoirs de 4 L : une pièce entière sans vidange
- ·Flexible 2-en-1 : injection et aspiration d’un geste
- ·Aspire aussi l’eau et la poussière, phase à sec comprise
- ·Le meilleur rapport capacité/prix du comparatif
- ·Moins de 150 € pour un vrai injecteur-extracteur
- ·Pas de brosse rotative : peu d’action sur une fibre tassée
- ·Format traîneau à tirer et à ranger
- ·Puissance d’aspiration non communiquée
- ·Poids non communiqué par le fabricant
→ Notre guide du nettoyage de tapis à la shampouineuse, étape par étape

Vacmaster double brosse rotative
C’est le seul appareil de cette page qui fait autre chose que projeter de l’eau et la réaspirer. Ses deux brosses rotatives motorisées, garnies de plus de trois cents fibres de nylon, tournent contre la moquette et soulèvent la fibre pendant que la solution pénètre. La différence est facile à comprendre : sur une moquette piétinée depuis des années, la fibre est couchée, compactée, et la saleté est piégée en dessous. Une simple injection-extraction lave ce qu’elle atteint — c’est-à-dire la surface. Un rotatif redresse la fibre et va chercher ce qui est en dessous.
Le résultat visible, ce n’est pas seulement une moquette plus propre : c’est une moquette qui a retrouvé du volume. Les couloirs de passage, ces bandes plus foncées et plus plates entre la porte et le canapé, s’estompent nettement. Le moteur de 750 W assure derrière, et la pulvérisation à gâchette permet de doser : vous n’envoyez de la solution que là où vous appuyez, ce qui évite de détremper les zones déjà propres. Le fabricant positionne explicitement l’appareil pour les grandes surfaces, et cela se sent dans la largeur de travail.
Deux réserves. La première est la capacité : 3,2 L d’eau propre, c’est confortable, mais moins que les 4 L du SE 4, et la contenance de la cuve d’eau sale n’est pas communiquée. La seconde tient à la nature même de l’appareil : une brosse qui tourne est une brosse qui frotte, et ce n’est pas ce qu’on souhaite à un tapis en laine à poils longs ou à une pièce ancienne. Réservez-le aux moquettes et aux tapis synthétiques, là où il est imbattable, et laissez les fibres nobles à un appareil sans action mécanique.
- ·Deux brosses rotatives motorisées : la fibre est redressée
- ·Plus de 300 fibres de nylon par brosse
- ·750 W : de l’aspiration derrière le brossage
- ·Pulvérisation à gâchette pour doser au plus juste
- ·Conçu pour les grandes surfaces
- ·3,2 L d’eau propre : sous les 4 L du SE 4
- ·Capacité de la cuve d’eau sale non communiquée
- ·À éviter sur la laine à poils longs et les tapis anciens
- ·22 € de plus que notre meilleur choix
→ Comment shampouiner efficacement une moquette : la méthode complète

Kärcher SE 5
C’est notre note la plus haute, et pourtant ce n’est pas notre meilleur choix. L’explication tient au prix : à 279,99 €, le SE 5 coûte presque le double du SE 4 pour la même capacité utile de 4 L d’eau fraîche et le même principe de flexible 2-en-1. Ce qui change, c’est le positionnement : Kärcher place ce modèle en haut de sa gamme grand public, et cela se traduit par une finition et une dotation d’accessoires supérieures à celles d’un modèle d’entrée.
Ce surcoût se justifie dans deux situations précises. La première est la récurrence : si vous avez une grande maison moquettée et que vous sortez la machine trois ou quatre fois par an, chaque session dure plusieurs heures, et tout ce qui rend l’outil plus agréable — la qualité des raccords, la tenue du flexible, le confort de la poignée — se rentabilise en fatigue évitée. La seconde est le type de revêtement. Sur une moquette claire, beige ou écrue, l’erreur ne pardonne pas : un excès d’eau laisse un cerne, et un cerne sur un revêtement clair se voit à l’autre bout de la pièce. La maîtrise de l’injection compte alors autant que la puissance.
Faut-il pour autant y mettre 280 € ? Si vous nettoyez une chambre une fois par an, honnêtement non : le SE 4 fait le même travail pour la moitié. Si vous entretenez plus de cinquante mètres carrés de moquette de façon régulière, ou si vous hésitez déjà à faire venir un professionnel chaque année, l’arbitrage s’inverse : deux interventions extérieures évitées et l’appareil est payé. Notez que ni la puissance ni le poids ne sont communiqués, et que le SE 6 Signature Line, proposé au même tarif, joue surtout la carte de la finition premium.
- ·4 L d’eau fraîche : l’autonomie des grandes pièces
- ·Haut de gamme grand public chez Kärcher
- ·Flexible 2-en-1 injection et aspiration
- ·Dotation d’accessoires supérieure à l’entrée de gamme
- ·Le bon choix sur les moquettes claires
- ·279,99 € : presque le double du SE 4
- ·Aucune brosse rotative motorisée
- ·Puissance et poids non communiqués
- ·Surdimensionné pour un usage annuel
→ Toute la gamme Kärcher passée en revue sur notre page marque
Et les autres modèles du tableau ?
Le Kärcher SE 4 Plus, à 169,99 €, reprend exactement la base du SE 4 — même architecture de traîneau, même flexible 2-en-1, mêmes réservoirs de 4 L — avec une dotation d’accessoires étendue. Vingt-deux euros de plus pour des embouts supplémentaires : la question est simplement de savoir si vous avez des escaliers, des marches et des recoins à traiter, auquel cas les accessoires servent vraiment, ou une seule grande pièce dégagée, auquel cas le SE 4 nu suffit.
Le Kärcher SE 6 Signature Line, à 279,99 €, se positionne sur la finition premium et conserve le flexible 2-en-1 ; la capacité de ses réservoirs n’est pas communiquée, ce qui, sur une page où la capacité est le critère numéro un, nous empêche de le recommander les yeux fermés face au SE 5 vendu au même prix. À l’opposé du spectre, le Kärcher SE 3 Compact, à 147,89 €, annonce 500 W d’aspiration, 1,7 L de réservoir et 2,76 m² de surface traitée par plein. C’est un appareil de tapis, pas de moquette : à prix égal, le SE 4 offre plus du double de capacité, et nous ne voyons pas de raison de choisir le Compact sauf contrainte de rangement absolue.
Le Kärcher Puzzi 10/1, à 610,61 €, change de catégorie : c’est une machine professionnelle, avec 10 L d’eau propre, soit deux fois et demie l’autonomie du SE 4. Pour un particulier, c’est disproportionné. Pour un gîte, une location saisonnière, un cabinet ou une petite structure de nettoyage, c’est l’outil qui enchaîne les chantiers sans faiblir et qui s’amortit en quelques interventions facturées.
Reste le DUSTGO, à 109,90 €, qui ouvre le tableau par le bas. Ses 600 W, ses réservoirs de 1,5 L d’eau propre et 800 ml d’eau sale, son câble de 5 m et ses 4 kg en font un appareil léger et abordable, parfait sur des tapis et pour débuter. Mais avec 800 ml de cuve sale, une pièce moquettée se transforme en série de vidanges : c’est le compromis à accepter en dessous de cent dix euros.
Soyons honnêtes : tout le monde n’a pas besoin d’un traîneau
Si votre besoin réel, c’est un tapis de salon et les accidents du quotidien — un verre de vin, une traînée de boue, un chat qui a mal digéré —, alors rien de ce qui précède ne vous concerne vraiment. Un détacheur portable comme le Bissell SpotClean Pet Pro 15585, à 169,99 €, avec ses 750 W, ses réservoirs de 1,6 et 3,7 L et son tuyau de 1,5 m, règle ces situations mieux qu’un traîneau : il se sort en deux minutes, il monte sur le canapé et sur les sièges de la voiture, et il se range dans un placard.
La frontière est simple à tracer. Des taches ponctuelles sur des surfaces limitées : un portable. Une surface entière à remettre à neuf : un traîneau de 4 L. Et si vous hésitez encore, regardez notre comparatif spécial canapé et ameublement ou notre test complet du Bissell SpotClean Pet Pro : vous y verrez très vite si votre usage relève du détachage ou du nettoyage de surface.
Comment choisir pour tapis et moquette
Les fiches produits mettent en avant la puissance, le nombre d’accessoires et la pression d’injection. Sur une grande surface textile, ce ne sont pas ces chiffres-là qui décident du résultat. Voici les cinq critères qui comptent vraiment, dans l’ordre.
1. La capacité des réservoirs, le critère qui commande tout
C’est le point de départ et il n’y en a pas d’autre. Un injecteur-extracteur consomme de l’eau vite, beaucoup plus vite que ce qu’on imagine, parce qu’il en projette en continu tant que la gâchette est enfoncée. Une cuve de 1,5 L se vide en une dizaine de minutes de travail effectif. Sur un tapis de deux mètres carrés, cela ne pose aucun problème. Sur une chambre de douze, cela signifie quatre ou cinq interruptions : débrancher, porter la cuve jusqu’à l’évier, vider, rincer, remplir, revenir, repositionner.
Le problème n’est pas seulement la perte de temps, il est technique. Chaque interruption crée une frontière entre une zone humide et une zone qui commence à sécher. En séchant, la fibre remonte les résidus de saleté dissous vers la surface, et la ligne de jonction entre les deux passes reste visible une fois tout sec. Un réservoir de 4 L, c’est la capacité qui permet de tenir une pièce entière d’un seul tenant, et c’est pour cette raison que nous en avons fait notre seuil de recommandation.
N’oubliez pas la cuve d’eau sale : c’est presque toujours elle qui sature en premier, puisqu’elle reçoit l’eau injectée plus la saleté. Un appareil avec 1,5 L de propre mais seulement 800 ml de sale, comme le DUSTGO, s’arrêtera bien avant d’avoir épuisé son eau propre. Les 4 L / 4 L du Kärcher SE 4 sont équilibrés, et c’est ce qui compte.
2. Brosses rotatives ou simple injection-extraction ?
Deux écoles cohabitent, et elles ne s’adressent pas au même problème. L’injection-extraction pure, c’est le principe des Kärcher SE : la machine pulvérise une solution qui dissout la saleté, puis la réaspire immédiatement avec ce qu’elle a décroché. Aucune pièce mobile ne touche le textile. C’est doux, c’est efficace sur ce qui est soluble — taches, auréoles, salissures récentes — et cela convient à tous les revêtements, y compris fragiles.
Les brosses rotatives motorisées ajoutent une action mécanique. Elles tournent contre la fibre, la redressent, et libèrent ce qui s’est compacté au fil des années à la base du poil. C’est le seul moyen de traiter une moquette tassée par le passage, ces bandes plus sombres et plus plates qui dessinent les trajets quotidiens dans une pièce. Le Vacmaster à double brosse est le seul de ce comparatif à proposer cette action. La contrepartie est logique : ce qui redresse une fibre synthétique peut feutrer une laine à poils longs ou agresser un tapis ancien.
3. L’aspiration et le temps de séchage
Sur une moquette, le séchage n’est pas un détail de confort : c’est un enjeu sanitaire. Un tapis détrempé peut être suspendu dehors et sécher en quelques heures. Une moquette collée au sol, non. Elle est posée sur une sous-couche, elle-même posée sur une chape ou un plancher, et l’eau qui descend jusque-là ne remonte pas. Elle stagne à l’abri de l’air, dans un matériau organique, à température ambiante : les conditions exactes du développement des moisissures. Une moquette trop mouillée met plusieurs jours à sécher, et au-delà de quarante-huit heures, l’odeur s’installe.
Ce qui détermine ce temps de séchage, ce n’est pas la puissance d’injection — c’est la capacité de la machine à ressortir l’eau qu’elle vient de mettre. Les 750 W du Vacmaster et du Bissell, les 500 W annoncés du SE 3 Compact donnent un ordre de grandeur, mais l’essentiel se joue dans votre geste : ce sont les passages à vide, gâchette relâchée, qui vident la fibre. Deux passages secs de plus sur chaque bande valent cent watts supplémentaires.
Nettoyez le matin, jamais le soir, et choisissez une journée sèche plutôt qu’une journée humide. Vous gagnez une journée complète de ventilation, et vous évitez de refermer pour la nuit une pièce dont le revêtement est encore gorgé d’eau. Un simple ventilateur orienté en rasant vers le sol divise le temps de séchage par deux.
4. Maniabilité, poids et rangement d’un traîneau
Un traîneau, ce n’est pas un appareil qu’on pose : c’est un appareil qu’on traîne derrière soi pendant deux heures, qu’on fait passer d’une pièce à l’autre, qu’on monte parfois à l’étage, et qu’il faut ensuite ranger quelque part. Ce dernier point est systématiquement sous-estimé. Une machine de 4 L n’entre pas sous un évier ; elle demande un placard, un garage ou un coin de cellier. Si vous n’avez pas cet espace, vous finirez par la laisser dans un endroit qui vous gêne, et un appareil qui gêne est un appareil qu’on utilise moins.
Le poids joue le même rôle, avec une nuance : c’est à vide qu’on lit la fiche, et en charge qu’on porte la machine. Quatre litres d’eau, c’est quatre kilos de plus, et huit si les deux cuves sont pleines. Les 4 kg annoncés du DUSTGO en font le plus léger de la sélection ; Kärcher ne communique pas le poids de ses SE, ce qui est regrettable pour un achat qui se joue aussi sur ce critère. Si vous avez un escalier à monter à chaque session, c’est une question à poser avant d’acheter, pas après.
5. La longueur de câble pour couvrir une pièce
Dans une chambre de douze mètres carrés, il y a souvent une seule prise, et elle est rarement bien placée. Avec 5 m de câble, comme le DUSTGO, vous couvrez confortablement une pièce carrée depuis un point central, mais vous atteignez la limite dès qu’il faut contourner un lit ou traiter le fond d’un couloir. Une rallonge règle le problème, à condition de la prévoir : débrancher au milieu d’une bande pour changer de prise, c’est exactement la coupure qui crée une démarcation.
Ajoutez la longueur du flexible à celle du câble pour obtenir votre véritable rayon d’action. C’est ce total, et non les deux chiffres pris séparément, qui détermine combien de fois vous déplacerez la machine par pièce. Un bon réflexe avant l’achat : tendez un mètre ruban depuis votre prise jusqu’au coin le plus éloigné de la pièce à traiter, et comparez au chiffre annoncé. Quand la longueur n’est pas communiquée, prévoyez une rallonge dès le départ.
Ce que vous pouvez shampouiner, et ce qu’il ne faut pas toucher
Tous les tapis ne se valent pas devant une injection d’eau, et deux familles de revêtements ne pardonnent aucune approximation. Voici la règle de tri à appliquer avant même de remplir le réservoir.
Polypropylène, polyamide, polyester : ce sont les fibres les plus tolérantes. Sortez le tapis, traitez-le à plat, et faites-le sécher suspendu ou sur des tréteaux.
Le terrain naturel de l’injecteur-extracteur. Travaillez par bandes, injectez peu, multipliez les passages à vide : sous la fibre, la sous-couche est une éponge.
La laine se nettoie à l’eau tiède, avec un produit adapté, sans brosse rotative et sans excès d’eau. Le feutrage et le rétrécissement sont irréversibles.
Soie, viscose, tapis orientaux noués main, pièces anciennes ou de valeur : la teinture dégorge et la trame se déforme. Nettoyage professionnel uniquement.
Testez toujours sur une zone cachée. Sous un meuble, dans un angle, derrière une porte, sous l’ourlet d’un tapis : faites un cycle complet, injection puis extraction, et laissez sécher avant de juger. Vous cherchez deux choses : une décoloration, et un transfert de couleur sur le chiffon blanc que vous passerez ensuite dessus. Les moquettes claires marquent au moindre cerne, et les tapis colorés — rouges, bleus profonds, motifs contrastés — peuvent dégorger et se teinter eux-mêmes.
Ne détrempez jamais une moquette collée au sol. L’eau en excès traverse la fibre, atteint la sous-couche et peut décoller l’adhésif, faire gondoler le revêtement ou déformer les lés. Elle ne s’évapore pas non plus, faute d’air en dessous. Deux passages légers espacés d’un quart d’heure valent toujours mieux qu’un passage gorgé d’eau, et la règle vaut double sur un parquet ou un plancher sous la moquette.
Ventilez jusqu’au séchage complet. Ouvrez les fenêtres, créez un courant d’air traversant, ajoutez un ventilateur orienté en rasant, et ne remettez ni meubles ni tapis en place tant que la fibre n’est pas sèche jusqu’à la base. Un pied de meuble en bois ou en métal posé sur une moquette humide laisse une auréole de rouille ou de tanin qui ne part plus. Et une moquette qui reste humide plus de deux jours moisit — l’odeur, elle, ne se rattrape pas au shampooing.
La méthode en 5 étapes sur une grande surface
Version courte, adaptée aux tapis et aux moquettes. Le déroulé complet, produits et dosages compris, se trouve dans notre guide d’utilisation pas à pas.
C’est l’étape qu’on bâcle et celle qui fait la moitié du résultat. Dégagez la pièce, sortez ce qui peut l’être, puis aspirez en croisant : un passage dans le sens de la pièce, un second perpendiculaire. Sur une grande surface, comptez un vrai quart d’heure. Chaque grain de sable laissé en place se transforme en pâte abrasive dès la première injection d’eau, et s’incruste au lieu de partir. Un appareil comme le Kärcher SE 4, qui aspire aussi l’eau et la poussière, vous évite de sortir deux machines.
Avant de shampouiner l’ensemble, occupez-vous des taches une par une avec un détachant adapté et un chiffon, en tamponnant du bord vers le centre pour ne pas les élargir. Laissez agir le temps indiqué. Une tache traitée en même temps que le reste de la surface ressort presque toujours en clair une fois sec, parce que la zone a reçu plus d’eau que ses voisines. Anticiper évite exactement ce halo.
Commencez par le coin opposé à la porte et reculez vers la sortie, pour ne jamais marcher sur ce que vous venez de traiter. Travaillez par bandes de la largeur de la buse, en chevauchant chaque passe de deux ou trois centimètres sur la précédente : c’est ce recouvrement qui évite les rayures claires entre deux bandes. Appuyez sur la gâchette en tirant vers vous, jamais en poussant.
Sur la même bande, refaites immédiatement deux ou trois passages lents sans toucher à la gâchette. C’est cette étape, et elle seule, qui détermine le temps de séchage — donc le risque de moisissure et d’odeur. Sur une moquette, ne la négociez jamais : allez-y jusqu’à ce que la cuve d’aspiration ne se remplisse plus. Mieux vaut moins d’eau injectée et plus d’eau récupérée.
Fenêtres ouvertes, courant d’air traversant, ventilateur si vous en avez un, chauffage doux en hiver. Et surtout : personne ne remet les pieds sur la surface avant qu’elle soit sèche jusqu’à la base de la fibre. Marcher sur une moquette humide y réincruste immédiatement la saleté des semelles, et vous verrez apparaître en séchant le dessin exact de vos allers-retours.
Pour aller plus loin, voyez notre guide shampouiner efficacement une moquette, notre méthode dédiée aux tapis, et pour faire durer votre machine, notre page entretien et durée de vie.
Quel modèle selon votre situation
Toutes les fiches détaillées sont regroupées sur notre page produits, la gamme Kärcher sur la page marque Kärcher et les portables sur la page marque Bissell.
Questions fréquentes
Combien de temps sèche une moquette ?+
Peut-on shampouiner un tapis en laine ou en soie ?+
Quelle différence entre injecteur-extracteur et shampouineuse ?+
Faut-il un modèle à brosses rotatives ?+
Quel produit pour la moquette ?+
Peut-on nettoyer un escalier moquetté ?+
Location ou achat pour une grande surface ?+
À quelle fréquence nettoyer une moquette ?+
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